Histoire
Généralités historiques
Nom d’origine celtique qui signifie : bien élevé.
« Certains se résignent à dire qu’il s’agit d’un nom aux origines obscures. En allant consulter du côté de nos ancêtres les gaulois, il y a dans Brindas du ‘Brigendos’ (on trouve ‘Briendaco’ en l’an 984), cela dérivant du mot gaulois ‘brigo’ (force). Mais de Briendas en Briandas celtiques, on pourrait aussi remonter à ‘Brigantos’, qu’il faudrait comprendre come ‘qui s’élève, élevé’ ou encore ‘bien élevé’. Au moins souligne-t-on que le village est situé entre la vallée de l’Yzeron au nord et celle du Garon au sud, deux noms d’origine celtiques. » Source : Gérard Chauvy
Possession des chanoines de Saint-Jean qui y avaient un château fort qui passa ensuite aux Saconay.
Nom révolutionnaire : Brindas-sur-Roches.
Monuments et vestiges
- Eglise, ancienne chapelle seigneuriale, remaniée : clocher du XIème , seul vestige de l’ancien château.
- Croix XVIIIème, place de l’Eglise.
- Maison forte des Tournelles XVIIème au Bouleau (ferme) : portail fortifié, tourelles rondes.
- Château de Montplaisir XVIIème, restauré, avec chapelle.
- Vestiges du château des Pillards, au lieu-dit La Pillardière.
- Ancienne chapelle aux Broussatières.
- Croix sculptée 1596, au lieu-dit « la Joanna » .
Le vin de Brindas
- d’apres Julien TRANSY, Mémoire de fin d’études, IEP Lyon (1999-2000).
Le ‘mystère’ du vin de Brindas.
Chez le Guignol du répertoire classique, le vin de Brindas, cette commune aux environs de Lyon, n’est guère apprécié de nos deux marionnettes : ‘Et surtout, apporte du bon, papa…du vieux ! Le Brindas me fait mal ; il me gargouille dans l’estomac’, avoue Guignol. L’appellation ‘vin de Brindas’ devient même une référence pour qualifier un vin qui n’en est pas, mais qui en a toutes les caractéristiques, dont on devine sans peine qu’elles sont franchement négatives. Et pourtant les ‘Amis’ de ce même Guignol ne reprendront jamais ce procédé entre 1922 et 1939. On parle bien sûr de mauvais vins dans les Almanachs, nous l’avons vu , mais s’il faut trouver une origine même symbolique à ces derniers, on ne retient que l’appellation ‘vins du Midi’. Ces derniers certes, étaient déjà décriés chez Guignol, mais ils ne constituaient cependant pas la seule cible.
Il y a encore plus étonnant : non seulement le vin de Brindas n’est pas connoté péjorativement dans les Almanachs, mais il est même réhabilité par les Amis de Guignol, les rares fois où il est évoqué : Jules PETITJEAN parle de ‘l’époque bénie des vendanges en Beaujolais et à Brindas’, et se fait encore plus explicite en 1930, quand il affirme que ‘Nous, on aime [...] le vin de Brindas et du Beaujolais et non pas de fraulatures comme y en a par ailleurs’. Un an plus tôt, Pétrus SAMBARDIER, qui n’est autre que le Secrétaire-Adjoint de la Société des Amis de Guignol, avait signé dans le Salut Public un article visant à expliquer l’origine de l’injuste réputation du vin de Brindas. Pourquoi ce curieux revirement chez des individus pourtant désireux de conserver l’esprit du théâtre classique de Guignol ? Est-ce la volonté de ne pas critiquer un vin produit dans la région, pour ne pas trop écorner l’image de cette dernière ? Difficile de répondre avec certitude. Précisons en tout cas, à tout hasard, que Pierre NEICHTAUSER, descendant de Laurent MOURGET et membre du Comité des Amis de Guignol, s’avère être aussi maire…de Brindas !
- d’apres Pétrus SAMBARDIER, La vie à Lyon de 1900 à 1937, op. cit, pp. 111-112.
A l’époque où les vieux archevêques avaient encore des vignes un peu partout, explique-t-il, le vin de Brindas était réservé pour la consommation dans les séminaires, alors fort nombreux. On le servait largement mouillé par souci d’économie, sans le révéler bien sûr. Les futurs prêtres, dont beaucoup étaient fils de vignerons, trouvaient naturellement ce vin bien chétif. Et voilà comment dans leurs esprits, le vin de Brindas est devenu synonyme de mauvais vin, ce qu’ils n’ont pas manqué de répéter à leur entourage, une fois devenus prêtres. Pétrus SAMBARDIER conclut en précisant que ‘la fâcheuse renommée [...] n’a plus de raison d’être, même dans les séminaires, vu que l’archevêché ne possède plus de vignes à Brindas’.